dimanche 8 décembre 2019
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Bédie-Gbagbo ont scéllé une alliance

Présidentielles 2020 :L’opposition ivoirienne à la croisée des chemins

Depuis le 11 avril 2011, date de la chute du régime Laurent Gbagbo ,l’opposition ivoirienne n’a pu faire le choix judicieux d’une union sacrée, d’une stratégie commune pour une alternance en 2020 .

A 13 mois du scrutin présidentiel d’octobre 2020 que tous les observateurs du microsome politique ivoirien qualifient de celui de tous les dangers, l’opposition ivoirienne traine les pas. Et pour cause le chemin qui mène à l’alternance politique en 2020 est encore long et plein d’embuches. La commission électorale, le nœud gorgien du scrutin de 2020 et le combat pour la reforme de la CEI a étalé au grand jour la division de l’opposition ivoirienne. Le mercredi 19 juin dernier, alors que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly présidait l’ultime réunion (la dixième depuis le début des négociations en janvier) relative à la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), le PDCI et certains de ses alliés plus précisément la coalition politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), proche de l’ex-président Laurent Gbagbo en Belgique en attendant l’issue définitive de son procès à la Haye ont brillé par  leur absence . Et pour cause ,ces derniers comptaient protester contre la conduite des négociations par le gouvernement . Comme il fallait s’y attendre, l’opposante Henriette Lagou qui pourtant avait adhéré à la plate-forme de l’opposition que le président Bédié s’efforce de bâtir a participé aux travaux. Elle s’est même réjouie de la nouvelle mouture de la CEI . Même son de cloche chez l’autre aille du Front populaire ivoirien dirigée par Pascal Affi N’guessan. « il ya eu quand même un minimum d’acquis » s’est exprimé Issiaka Sangaré, secrétaire général du FPI. Une scission au sein de l’opposition qui pourtant parlait d’une seule voix à l’entame de ces négociations. Après la saisine et le rejet de la requête par le conseil constitutionnel, c’est le silence radio dans le camp  de l’opposition en attendant l’issue de la procédure engagée à la cour africaine de justice et des peuples. ET à ce propos une grosse polémique enfle avec la sortie du président de  la commission de l’union africaine, M. Moussa Faki Mahamat le19 août dernier sur la nouvelle loi relative å la Commission Électorale Indépendante. Le diplomate Tchadien s’est félicité du fait que  la nouvelle reforme de la CEI ai pris en compte l’arrêt rendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples .  Une situation qui a crée une vive réaction de la part de l’opposition. Me Dako Toussaint, vice-président de la coalition politique Ensemble pour la démocratie et la Souveraineté (EDS) s’est insurgé contre la déclaration de Mr Moussa Faki qui a mis de l’huile au feu . «  Mais Une telle intervention appelle nécessairement une réaction de EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté). La réaction de M. Moussa Faki Mahamat vient mal à propos et appelle donc quelques observations. Tant dans sa forme que dans le fonds. En la forme, c’est le président de la Commission de l’Union africaine qui félicite le gouvernement ivoirien et les acteurs politiques, tout comme les organisations de la société civile. Mais il est clair que le président de la Commission de l’Union africaine, d’une part, n’est pas l’Union africaine, l’organisation panafricaine. Et d’autre part, Monsieur Moussa Faki Mahamat n’est pas la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Sur cette base donc, sur la forme, sa déclaration ne concerne pas la Côte d’Ivoire et le peuple de Côte d’Ivoire » précise l’avocat. Au delà des réactions et des condamnations, l’opposition reste inerte alors que le camp Ouattara a engagé l’offensive diplomatique et la revue des troupes pour faire croire à l’opinion nationale et internationale le caractère consensuel de la nouvelle loi portant reforme de la Commission électorale indépendante. Quelle opposition face au RHDP en 2020 ? la question mérite d’être posée au regard de l’agenda secret des différents acteurs.

 

Bédié- Gbagbo- Soro : L’alliance est-elle possible ?

 

« Le Procureur n’a pas démontré que les discours prononcés en public par Laurent Gbagbo ou Charles Blé Goudé étaient constitutifs du fait d’ordonner, solliciter ou encourager la commission des crimes allégués, ni que l’un ou l’autre des accusés a contribué en connaissance de cause ou intentionnellement à la commission de tels crimes. » Tel est le verdict de la Cour pénale internationale prononcé le 15 janvier dernier qui non seulement réhabilite Laurent Gbagbo et redistribue les cartes sur l’échiquier politique à l’approche des présidentielles de 2020 . Le président-fondateur du Front Populaire ivoirien a désormais son mot à dire et l’alliance en gestation avec le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié est saluée par les ivoiriens. Cependant quelques semaines après la visite du sphinx de Daoukro à son frère cadet en Belgique,la mayonnaise est loin de prendre. L’unique agenda des partisans de Laurent Gbagbo constitue son retour au pays et sa participation au scrutin de 2020 . La CPI va-t-elle accéder à cette requête ? C’est un secret de polichinelle, c’est un procès politique . Au délà de la vacuité du dossier ,Laurent Gbagbo est encore l’otage de la communauté internationale et surtout la France qui continue d’être l’acteur principal dans le jeu politique ivoirien . Les refondateurs ont-ils une pièce de rechange ? Bien malin celui qui pourra répondre à une telle interrogation. Le FPI soutiendra-t-il le candidat du PDCI pour affronter le RHDP ? Cette hypothèse est encore moins plausible. Au moment où le président Bédié prépare la présidentielle de 2020 à laquelle il sera candidat selon des sources proches du parti septuagénaire, son allié le FPI est toujours à la recherche de la formule idéale pour faire avancer son combat même si la reconquête du pouvoir constitue l’agenda officiel du parti. C’est peu dire qu’à 13 mois de la présidentielle ,les principaux acteurs de l’opposition ne sont pas sur la même longueur d’onde. Les partisans de Guillaume Soro quant à eux rêvent d’un duo avec le président Bédié pour les échéances. C’est le député de Bouko-Bouna, Loukimane Camara  ,proche de l’ex-président de l’assemblée nationale qui a levé le voile  sur la question. « Un duo Bédié-Soro en 2020…..Notre pays aura la chance d’avoir deux brillants candidats » a-t-il affirmé le samedi dernier .  Alors question. Bédié va-t-il accédée la requête de Soro et déchirer l’accord secret qui le lie à Gbagbo ? Bédie ,Soro et Bédié pourront-ils s’accorder sur l’essentiel pour soutenir une seule candidature ? Des interrogations qui s’apparentent  à une quadrature du cercle même si l’histoire récente de la situation socio-politique de notre pays nous a habitué à des alliances qui se nouent et dénouent au gré des intérêts du moment. Une chose est certaine, depuis 2011  ,les alliances au sein de l’opposition n’ont pas fait long feu et le bilan laisse à désirer . De la coalition nationale pour le changement à l’alliance en gestation, l’opposition ivoirienne n’a jamais su juguler ses contradictions internes. Mais selon certains  observateurs, la donne a changé aussi bien que les acteurs. Soro Guillaume et Bédié qui constituaient les principaux soutiens du régime Ouattara sont depuis peu devenus de farouches adversaires. A eux de savoir manœuvrer parce que toute liberté s’arrache aussi bien que la reforme de la CEI qui pourra garantir des élections justes et transparentes. Laurent Gbagbo depuis Bruxelles observe attentivement ce que pèsent réellement ses probables alliés avant de prendre une décision. Longtemps éloigné de la scène politique ,il a à ce jour toutes les cartes en main parce que  son aura  et  sa voix  va certainement faire la différence en 2020 .

Yves kuyo

Depuis le 11 avril 2011, date de la chute du régime Laurent Gbagbo ,l’opposition ivoirienne n’a pu faire le choix judicieux d’une union sacrée, d’une stratégie commune pour une alternance en 2020 .

A 13 mois du scrutin présidentiel d’octobre 2020 que tous les observateurs du microsome politique ivoirien qualifient de celui de tous les dangers, l’opposition ivoirienne traine les pas. Et pour cause le chemin qui mène à l’alternance politique en 2020 est encore long et plein d’embuches. La commission électorale, le nœud gorgien du scrutin de 2020 et le combat pour la reforme de la CEI a étalé au grand jour la division de l’opposition ivoirienne. Le mercredi 19 juin dernier, alors que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly présidait l’ultime réunion (la dixième depuis le début des négociations en janvier) relative à la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), le PDCI et certains de ses alliés plus précisément la coalition politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), proche de l’ex-président Laurent Gbagbo en Belgique en attendant l’issue définitive de son procès à la Haye ont brillé par  leur absence . Et pour cause ,ces derniers comptaient protester contre la conduite des négociations par le gouvernement . Comme il fallait s’y attendre, l’opposante Henriette Lagou qui pourtant avait adhéré à la plate-forme de l’opposition que le président Bédié s’efforce de bâtir a participé aux travaux. Elle s’est même réjouie de la nouvelle mouture de la CEI . Même son de cloche chez l’autre aille du Front populaire ivoirien dirigée par Pascal Affi N’guessan. « il ya eu quand même un minimum d’acquis » s’est exprimé Issiaka Sangaré, secrétaire général du FPI. Une scission au sein de l’opposition qui pourtant parlait d’une seule voix à l’entame de ces négociations. Après la saisine et le rejet de la requête par le conseil constitutionnel, c’est le silence radio dans le camp  de l’opposition en attendant l’issue de la procédure engagée à la cour africaine de justice et des peuples. ET à ce propos une grosse polémique enfle avec la sortie du président de  la commission de l’union africaine, M. Moussa Faki Mahamat le19 août dernier sur la nouvelle loi relative å la Commission Électorale Indépendante. Le diplomate Tchadien s’est félicité du fait que  la nouvelle reforme de la CEI ai pris en compte l’arrêt rendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples .  Une situation qui a crée une vive réaction de la part de l’opposition. Me Dako Toussaint, vice-président de la coalition politique Ensemble pour la démocratie et la Souveraineté (EDS) s’est insurgé contre la déclaration de Mr Moussa Faki qui a mis de l’huile au feu . «  Mais Une telle intervention appelle nécessairement une réaction de EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté). La réaction de M. Moussa Faki Mahamat vient mal à propos et appelle donc quelques observations. Tant dans sa forme que dans le fonds. En la forme, c’est le président de la Commission de l’Union africaine qui félicite le gouvernement ivoirien et les acteurs politiques, tout comme les organisations de la société civile. Mais il est clair que le président de la Commission de l’Union africaine, d’une part, n’est pas l’Union africaine, l’organisation panafricaine. Et d’autre part, Monsieur Moussa Faki Mahamat n’est pas la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Sur cette base donc, sur la forme, sa déclaration ne concerne pas la Côte d’Ivoire et le peuple de Côte d’Ivoire » précise l’avocat. Au delà des réactions et des condamnations, l’opposition reste inerte alors que le camp Ouattara a engagé l’offensive diplomatique et la revue des troupes pour faire croire à l’opinion nationale et internationale le caractère consensuel de la nouvelle loi portant reforme de la Commission électorale indépendante. Quelle opposition face au RHDP en 2020 ? la question mérite d’être posée au regard de l’agenda secret des différents acteurs.

 

Bédié- Gbagbo- Soro : L’alliance est-elle possible ?

 

« Le Procureur n’a pas démontré que les discours prononcés en public par Laurent Gbagbo ou Charles Blé Goudé étaient constitutifs du fait d’ordonner, solliciter ou encourager la commission des crimes allégués, ni que l’un ou l’autre des accusés a contribué en connaissance de cause ou intentionnellement à la commission de tels crimes. » Tel est le verdict de la Cour pénale internationale prononcé le 15 janvier dernier qui non seulement réhabilite Laurent Gbagbo et redistribue les cartes sur l’échiquier politique à l’approche des présidentielles de 2020 . Le président-fondateur du Front Populaire ivoirien a désormais son mot à dire et l’alliance en gestation avec le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié est saluée par les ivoiriens. Cependant quelques semaines après la visite du sphinx de Daoukro à son frère cadet en Belgique,la mayonnaise est loin de prendre. L’unique agenda des partisans de Laurent Gbagbo constitue son retour au pays et sa participation au scrutin de 2020 . La CPI va-t-elle accéder à cette requête ? C’est un secret de polichinelle, c’est un procès politique . Au délà de la vacuité du dossier ,Laurent Gbagbo est encore l’otage de la communauté internationale et surtout la France qui continue d’être l’acteur principal dans le jeu politique ivoirien . Les refondateurs ont-ils une pièce de rechange ? Bien malin celui qui pourra répondre à une telle interrogation. Le FPI soutiendra-t-il le candidat du PDCI pour affronter le RHDP ? Cette hypothèse est encore moins plausible. Au moment où le président Bédié prépare la présidentielle de 2020 à laquelle il sera candidat selon des sources proches du parti septuagénaire, son allié le FPI est toujours à la recherche de la formule idéale pour faire avancer son combat même si la reconquête du pouvoir constitue l’agenda officiel du parti. C’est peu dire qu’à 13 mois de la présidentielle ,les principaux acteurs de l’opposition ne sont pas sur la même longueur d’onde. Les partisans de Guillaume Soro quant à eux rêvent d’un duo avec le président Bédié pour les échéances. C’est le député de Bouko-Bouna, Loukimane Camara  ,proche de l’ex-président de l’assemblée nationale qui a levé le voile  sur la question. « Un duo Bédié-Soro en 2020…..Notre pays aura la chance d’avoir deux brillants candidats » a-t-il affirmé le samedi dernier .  Alors question. Bédié va-t-il accédée la requête de Soro et déchirer l’accord secret qui le lie à Gbagbo ? Bédie ,Soro et Bédié pourront-ils s’accorder sur l’essentiel pour soutenir une seule candidature ? Des interrogations qui s’apparentent  à une quadrature du cercle même si l’histoire récente de la situation socio-politique de notre pays nous a habitué à des alliances qui se nouent et dénouent au gré des intérêts du moment. Une chose est certaine, depuis 2011  ,les alliances au sein de l’opposition n’ont pas fait long feu et le bilan laisse à désirer . De la coalition nationale pour le changement à l’alliance en gestation, l’opposition ivoirienne n’a jamais su juguler ses contradictions internes. Mais selon certains  observateurs, la donne a changé aussi bien que les acteurs. Soro Guillaume et Bédié qui constituaient les principaux soutiens du régime Ouattara sont depuis peu devenus de farouches adversaires. A eux de savoir manœuvrer parce que toute liberté s’arrache aussi bien que la reforme de la CEI qui pourra garantir des élections justes et transparentes. Laurent Gbagbo depuis Bruxelles observe attentivement ce que pèsent réellement ses probables alliés avant de prendre une décision. Longtemps éloigné de la scène politique ,il a à ce jour toutes les cartes en main parce que  son aura  et  sa voix  va certainement faire la différence en 2020 .

Yves kuyo

 

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